S.

Suicide : to kill an object with whom one has identified himself by Sigmund Freud

For analysis has explained the enigma of suicide in the following way: probably no one finds the mental energy required to kill himself unless, in the first place, in doing so he is at the same time killing an object with whom he has identified himself, and, in the second place, is turning against himself a death-wish which had been directed against someone else.  Nor need the regular discovery of these unconscious death-wishes in those who have attempted suicide surprise us (any more than it ought to make us think that it confirms our deductions), since the unconscious of all human beings is full enough of such death-wishes, even against those they love. 

En effet l’analyse nous a fourni pour l’énigme du suicide cette explication, que peut-être personne ne trouve l’énergie psychique pour se tuer si premièrement il ne tue pas du même coup un objet avec lequel il s’est identifié, et deuxièmement ne retourne par là contre lui-même un désir de mort qui était dirigé contre une autre personne. La découverte régulière de ces désirs de mort inconscients chez le suicidaire n’est d’ailleurs pas pour nous étonner, ni non plus pour nous en imposer à titre de confirmation de nos déductions, car l’inconscient de tous les vivants est rempli de ces désirs de mort, même contre des personnes au demeurant aimées.

Sigmund Freud, “Psychogénèse d’un cas d’homosexualité féminine” in Névrose, psychose et perversion (1973), PUF, 2004, p. 261

D.

Delirium as a piece to glue the flaw by Sigmund Freud

With regard to deliriums, some analyses have taught us that madness is used there as a piece that is initially glued where there had occurred a flaw in the relationship of the self to the outside world. If the solution of the conflict with the outside world does not yet appear to us more clearly than it does now, it is because in the clinical picture of psychosis, manifestations of the pathogenic process are often covered by those of an attempt at healing or reconstruction.

En ce qui concerne les délires quelques analyses nous ont appris que la folie y est employée comme une pièce qu’on colle là initialement s’était produite une faille dans la relation du moi au monde extérieur. Si la solution du conflit avec le monde extérieur ne nous apparaît pas encore avec plus de netteté qu’elle ne le fait maintenant, c’est que dans le tableau clinique de la psychose les manifestations du processus pathogène sont souvent recouvertes par celles d’une tentative de guérison ou de reconstruction.

Sigmund Freud, “Névrose et Psychose” in Névrose, psychose et perversion (1973), PUF, 2004, p. 285

F.

Father’s nostalgia and the great man by Sigmund Freud

We know there is in the human mass a strong need for an authority we can admire, before which one bows, by which one we’re dominated, and even possibly mistreated. The psychology of the individual has taught us where this need of the mass comes from. It is the nostalgia of the father, who has lived in everyone since childhood, of the same father that the hero of the legend prides himself on having surpassed. And so we can glimpse that all the traits we speak of the great man are paternal traits, that it is in this concordance that the essence of the great man that we were searching for in vain consists. The resolution of thought, the strength of will, the energy of actions belong to the paternal image, but above all the autonomy and independence of the great man, his divine recklessness, which can rise to the level of unscrupulousness.


Nous savons qu’il existe dans la masse humaine le fort besoin d’une autorité que l’on puisse admirer, devant laquelle on s’incline, par laquelle on est dominé, et même éventuellement maltraité. La psychologie de l’individu nous a appris d’où vient ce besoin de la masse. C’est la nostalgie du père, qui habite en chacun depuis son enfance, de ce même père que le héros de la légende s’enorgueillit d’avoir dépassé. Et dès lors nous pouvons entrevoir que tous les traits dont nous parons le grand homme sont des traits paternels, que c’est dans cette concordance que consiste l’essence du grand homme que nous cherchions en vain. La résolution de la pensée, la force de la volonté, l’énergie des actions appartiennent à l’image paternelle, mais avant tout l’autonomie et l’indépendance du grand homme, sa divine insouciance, qui peut se hausser jusqu’à l’absence de scrupule.

Sigmund FreudL’homme Moïse et la religion monothéiste, “Moïse, son peuple et la religion monothéiste” (1938), Folio Essais, Paris, 1993, p. 207

M.

Misogyny and antisemitism common root by Sigmund Freud

I cannot make in the coherence of my speech a sufficient interruption to show what is typical in these unconscious thought paths that I lend to little Hans. The castration complex is the deepest unconscious root of anti-Semitism, because from his early age the boy hears that something is cut off from the Jew – a piece of the penis, he thinks – and this gives him the right to lead the Jew. Likewise, the morgue towards the woman has no stronger unconscious root. Weininger, the highly gifted and sexually disturbed young philosopher who, after his remarkable book “Sex and Character”, ended his life by suicide, in a remarkable chapter, gratified the Jew and the woman with the same hostility and overwhelmed them with the same outrage. Weininger was completely under the sway of his infantile complexes; and from that standpoint what is common to Jews and women is their relation to the castration complex.

Je ne puis faire dans la cohérence de mon propos une interruption suffisante pour montrer ce qu’il y a de typique dans ces cheminements de pensée inconscients que je prête au petit Hans. Le complexe de castration est la plus profonde racine inconsciente de l’antisémitisme, car des son plus jeune âge le garçon entend dire que l’on coupe au juif quelque chose au pénis – un morceau du pénis, pense-t-il – et cela lui donne le droit de mener le juif. De même, la morgue envers la femme n’a pas de racine inconsciente plus forte. Weininger, ce jeune philosophe hautement doué et sexuellement perturbé qui, après son remarquable livre « Sexe et caractère» , mit fin a vie par suicide, dans un chapitre fort remarque, gratifie le juif et la femme de la même hostilité et les a accables des mêmes outrage. Weininger se trouvait, en tant que névrose, entièrement sous la domination de complexes infantiles ; la relation au complexe de castration est là ce qui est commun au juif et la femme.

FOOTNOTE – Sigmund FreudLe Petit Hans (1909), PUF, Paris, 2006, p.31

Freud added his footnote on this sentence :

[…] would there indeed be living beings who do not pose a widdler ? Then it would indeed no longer be so unbelievable that the widdler could be taken away from him, to make him a woman in some way!

[…] y aurait-il donc effectivement des êtres vivants qui ne possèdent pas de fait-wiwi ? Alors ce ne serait en effet plus si incroyable qu’on puisse lui ôter le fait-wiwi, faire en quelque sorte de lui une femme!

L.

Little Hans in love and ashamed by Sigmund Freud

In the hostel where we have lunch, a pretty little girl, about 8 years old, has been coming for a few days. Naturally, Hans falls in love with her immediately. He turns over continuously on his seat to ogle towards her and, after having eaten, takes place in his neighborhood to shell with her, but becomes crimson if then one observes him. The little girl responds to his glance, all ashamed, he immediately carries his eyes towards the opposite side.

Dans l’auberge où nous déjeunons vient depuis quelques jours une jolie fillette, d’environ 8 ans, dont naturellement Hans tombe aussitôt amoureux. Il se retourne continuellement sur son siège pour lorgner vers elle et, après avoir mangé, prend place dans son voisinage pour coqueter avec elle, mais devient cramoisi si alors on l’observe. La petite fille répond-elle à son regard, tout honteux, il porte aussitôt ses yeux vers le cóté opposé.

Sigmund Freud, Le Petit Hans (1909), PUF, Paris, 2006, p.15

This quotation is a part of a letter adressed to Freud by the Little Hans’s Father, Max Graff.

P.

Progress alliance with barbarism by Sigmund Freud

We live in very remarkable times. We find with astonishment that progress has concluded an alliance with barbarism.

Nous vivons en un temps particulièrement curieux. Nous découvrons avec surprise que le progrès a conclu un pacte avec la barbarie.

Sigmund Freud, L’homme Moïse et la religion monothéiste, “Remarques préliminaires” (1938), Folio Essais, Paris, 1993, p. 132

G.

Genius is incomprehensible and unaccountable by Sigmund Freud

We know that genius is incomprehensible and unaccountable

Sigmund Freud, Moses and Monotheism, Trad. Katherine Jones, Hogarth Press And the institute of Psychoanalysis, Letchworth Great Britain, 1939, p. 105

Le génie est, comme on le sait, incompréhensible et sans responsabilité

Sigmund. Freud, L’homme Moise et la religion monothéiste (1939), Paris, Gallimard, 1986, p.8

A.

Analysis is an impossible profession by Sigmund Freud

It almost looks as if analysis were the third of those “impossible” professions in which one can be sure beforehand of achieving unsatisfying results. The other two, which have been known much longer, are education and government.

FREUD S., Analysis Terminable and Interminable,(1937)

Il semble presque, cependant, qu’analyser soit le troisième de ces métiers « impossibles », dans lesquels on peut d’emblée être sûr d’un succès insuffisant. Les deux autres, connus depuis beaucoup plus longtemps, sont éduquer et gouverner.

FREUD S., « Analyse terminée et analyse interminable » In Revue française de psychanalyse, tome XI, n° 1, 1939, p. 33

M.

Mental health is a part of public health by Sigmund Freud

[…] one day or another, the moral conscience of society will awaken and will remind all that the poor is just as entitled to the psychic care as he is to the one that we have today, the surgical care that saves life, and that neuroses are no less threatening people’s health than tuberculosis.

[…] un jour ou l’autre, la conscience morale de la société s’éveillera et elle lui rappellera que le pauvre a tout aussi bien droit à l’aide animique qu’à celle que de nos jours il a déjà, l’aide chirurgicale qui lui sauve la vie, et que les névroses ne menacent pas moins la santé du peuple que la tuberculose

FREUD S, « Les voies de la thérapie psychanalytique » (1918) in La  technique psychanalytique, PUF, Paris, 2007, p. 154

P.

Politic and primitive thought by Raffaele Simone

A century ago, Freud reminded us how primitive thought survives in several dimensions of human behavior, including the “political” dimension (in the broad sense): “The destinies [of the primal horde] leted traces indestructible in the hereditary history of the genus “(Freud S., Totem and Tabou (1912-1913), 1988, Paris, PUF, p.188).

 

Il y a déjà un siècle, c’est Freud qui rappela que la pensée primitive survit dans plusieurs dimensions du comportement humain, y compris la dimension “politique” (au sens large) : “Les destins [de la horde primitive] ont laissé des traces indestructibles dans l’histoire héréditaire du genre” (Freud S., Totem et Tabou (1912-1913), 1988, Paris, PUF, p.188).

SIMONE R., Si la démocratie fait faillite, 2016, Gallimard, Paris, p.52

T.

The other in the soul’s life by Sigmund Freud

In the individual’s soul’s life, the Other is invariably involved, as a model, as an object, as a helper and as an oppponent.

My own translation, wich is already a lacanian interpretation.

In the individual’s mental life someone else is invariably involved, as a model, as an object, as a helper, as an opponent.

Translated from german byJames Strachey

Dans la vie d’âme de l’individu, l’autre entre en ligne de compte très régulièrement comme modèle, comme objet, comme aide et comme adversaire.

FREUD S., Psychologie des masses et analyse du moi (1921), PUF, Paris, 2010, p. 5

F.

Foundation of the oscillations of mood is unknown by Sigmund Freud

Thus the foundation of these spontaneous oscillations of mood is unknown; we are without insight into the mechanism of the displacement of a melancholia by a mania.

La pénétration dans le mécanisme du relais d’une mélancolie par une manie nous fait défaut.

English :
FREUD S., Group Psychology and the Analysis of Ego (1921), Trad. STRACHEY J., Hogarth Pres, London, 1949, p. 106

Français :
FREUD S., Psychologie des masses et analyse du moi (1921), PUF, Paris, 2010, p. 71

D.

Drugs action in the fight for happiness by Sigmund Freud

The drug’s action in the fight for happiness and to keep the distance away from misery is a so popular benefit that individuals, and peoples, have given them a strong position in their libidinal economy. We are grateful to them not only for the immediate pleasure’s gain, but also for giving us an element of independence longed from the outside world.

L’action des stupéfiants dans le combat pour le bonheur et le maintien à distance de la misère est à ce point appréciée comme un bienfait que les individus, comme les peuples, leur ont accordé une solide position dans leur économie libidinale. On ne leur sait pas gré seulement du gain de plaisir immédiat, mais aussi d’un élément d’indépendance ardemment désiré par rapport au monde extérieur.

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 21

T.

The unconscious judges the melancholic subject guilty by Sigmund Freud

No matter the “innocence” of his actions in the loss of the object, the court of the unconscious always judges the melancholic subject guilty.


Quoi qu’il en soit en effet de « l’innocence » de ses actes au regard de la perte de l’objet, le tribunal de l’inconscient juge toujours le sujet mélancolique coupable.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 61

T.

Trends of sadism and hate in melancholia by Sigmund Freud

The self-tormenting in melancholia, which is without doubt enjoyable, signifies, just like the corresponding phenomenon in obsessional neurosis, a satisfaction of trends of sadism and hate which relate to an object, and which have been turned round upon the subject’s own self in the ways we have been discussing

L’auto-martyrisation, sans aucun doute exquise, de la mélancolie exprime, tout comme le phénomène correspondant dans la névrose obsessionnelle, la satisfaction de tendances haineuses et sadiques vouées à un objet, qui se sont retournées ainsi contre le sujet lui-même.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 61

T.

The object’s investment withdrew in the ego by Sigmund Freud

The object’s investment, which reveals being resistanceless, has been removed, and the liberated libido has not been transferred on another object, but it withdrew in the ego.

L’investissement d’objet, se révélant peu résistant, a été supprimé, et pourtant la libido libérée n’a pas été reportée sur un autre objet, mais elle s’est retirée dans le moi.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 56

A.

An object’s loss hidden to consciousness by Sigmund Freud

Melancholy focuses, in a way, on an object’s loss hidden to consciousness, unlike the mourning, in which the loss is clearly not unconscious.

La mélancolie porte, en quelque sorte, sur une perte d’objet dérobée à la conscience, à la différence du deuil, dans lequel la perte n’a rien d’inconscient.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 49

S.

Self-reproaches blame the beloved object by Sigmund Freud

We may get the key of the clinical picture by perceiving that reproaches which patient is addressed are actually blaming a beloved object, that he has turned against his ego.

On obtient ainsi la clef du tableau clinique en percevant que les reproches que s’adresse le malade sont en fait des reproches à un objet d’amour qu’il a retournés contre son moi.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 54

T.

The Equivocal of Solution in Freud’s Dream by Jacques Lacan

Freud is actually convinced to have proposed the right solution to Irma – Lösung. This word has the same ambiguity in German and French – and means a solution which is injected as well as a problem’s solution.

Freud a, en effet, le sentiment d’avoir bien proposé à Irma la bonne solution – Lösung. Ce mot a la même ambiguïté en allemand qu’en français – c’est aussi bien la solution qu’on injecte que la solution d’un conflit.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, Le séminaire Livre II (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 208

T.

The Superego opposed the Ego by Sigmund Freud

We can admit as a common result of the sexual phase – dominated by the Oedipus complex – a sedimentation in the Ego which consists in the production of these two identifications linked in some ways to each other. This modification of the Ego retains its determined position, and opposed the rest of the Ego’s content, as Ego-ideal or Superego.

On peut donc admettre comme résultat le plus général de la phase sexuelle dominée par le complexe d’Œdipe, une sédimentation dans le moi qui consiste dans la production de ces deux identifications accordées de quelque façon l’une à l’autre. Cette modification du moi garde sa position particulière, elle s’oppose au reste du contenu du moi comme idéal du moi ou sur-moi.

FREUD S., Le moi et le ça (1923), PBP, Paris, 2010, p. 80

T.

The Work Of Mourning By Sigmund Freud

What is the substance of the work that mourning accomplishes ? I think it may be describe without any exaggeration as follows: the reality’s trial has shown that the loved object no longer exists, and requires the bereaved to withdraw all his libido’s attachements to this object.

En quoi consiste donc le travail que le deuil accomplit ? Je crois qu’il n’est pas excessif de le décrire comme suit : l’épreuve de la réalité a montré que l’objet aimé n’existe plus et elle somme alors l’endeuillé de soustraire toute sa libido de ses attachements à cet objet.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 47

D.

Dream is the fulfilment of a wish by Sigmund Freud

When the work of interpretation has been completed, we perceive that a dream is the fulfilment of a wish.

FREUD S., The Interpretation Of Dreams (1900), Trad. STRACHEY J. (1955), Basic Books, New York, 2010, p. 145

Une fois achevé le travail d’interprétation, le rêve s’avère être un accomplissement de souhait.

FREUD S., L’interprétation du rêve (1900), Trad. Coll., PUF, Paris, 2010, p. 156

E.

Enduring life needs sedative remedies by Sigmund Freud

Life, as it is imposed to us, is too hard for us, and brings us too many pains, disappointments, insoluble tasks. To endure life, we can not do without sedative remedies. […] These remedies may be of three kinds: powerful diversions that allow us to make our misery lighter, substitutive satisfactions that decrease this misery, and narcotics that make us insensitive.

La vie telle qu’elle nous est imposée est trop dure pour nous, elle nous apporte trop de douleurs, de déceptions, de tâches insolubles. Pour la supporter, nous ne pouvons pas nous passer de remèdes sédatifs. […] Ces remèdes, il en est peut-être de trois sortes : de puissantes diversions qui nous permettent de faire peu de cas de notre misère, des satisfactions substitutives qui la diminuent, des stupéfiants qui nous y rendent insensibles.

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 17

T.

The So Little Echo of The Interpretation Of Dreams By Marcel Scheidhauer

Eighteen months after the publication of the book, Freud complained that no scientific journal and only a few other newspapers had talked about it: “The Science Of Dreams [The Interpretation Of Dreams] was hardly mentioned in psychiatric journals. “Jones noted for his part:”A such important book has rarely generated so little echo. “

Dix-huit mois après la parution du livre, Freud se plaignit de ce qu’aucune revue scientifique et peu d’autres journaux n’en eussent parlé : « La Science des rêves fut à peine mentionné dans les revues de psychiatrie. » Jones note de son côté : « Il est rare qu’un livre aussi important ait suscité si peu d’écho.»

SCHEIDHAUER M., Le rêve freudien en France 1900 – 1926, Navarin, Paris, 1985, p. 27

C.

Cultural development against self-annihilation by Sigmund Freud

The decisive question for the fate of the human specie seems to me to be whether and to what extent her cultural development will succeed in making itself master of the disruption brought to common life by the human drive of aggression and self-annihilation.

La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement.

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 89

W.

Worries Breaker and Refuge from Reality by Sigmund Freud

Don’t we know that with the help of the “worries breaker” we can withdraw ourselves from the reality’s pressure at any time, and find refuge in each one’s world offering better sensation’s conditions ?

Ne sait-on pas qu’avec l’aide du « briseur de soucis » on peut se soustraire à chaque instant à la pression de la réalité et trouver refuge dans un monde à soi offrant des conditions de sensation meilleures ?

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 21

S.

Symptomatic acts born from repressed desires by Sigmund Freud

Patients’s associations, daily living’s symptomatic acts, dreams and symptoms-substitutes are expressing unconscious drives and intentions; they are born from repressed desires and complexes.

Les associations des patients, les actes symptomatiques de la vie quotidienne, les rêves et les symptômes-substituts expriment des pulsions et des intentions inconscientes ; ils naissent de désirs et de complexes refoulés.

FREUD S., « Sur la psychanalyse » in Cinq leçons sur la psychanalyse (1910), trad. C. Heim, Gallimard, Paris, 1991, p. 81-82

L.

Loosing valuable things as a sacrifice by Sigmund Freud

The act of loosing valuable things is used as an expression (…) to make sacrifice (an offering) to dark powers of fate, whose worship, even among us, is not yet extinguished.

 

L’acte de perdre des choses de valeur sert d’expression (…) à faire un sacrifice (une offrande) aux obscures puissances du destin, dont le culte, même parmi nous, n’est pas encore éteint.

 
FREUD S., Psychopathologie de la vie quotidienne (1901), trad. D. Messier, Gallimard,
Paris, 1997, p. 339

T.

The act is preferable inside the transfer by Sigmund Freud

 

Patient’s act instead of his remembering, outside the transfer, is undesirable. In our view, the ideal is he shows abnormal reactions only inside the transfer.

 

Il n’est nullement souhaitable que le patient, en dehors du transfert, agisse au lieu de se souvenir. L’idéal, à notre point de vue, est qu’il ne manifeste de réactions anormales que dans le transfert.

 
FREUD S., Abrégé de psychanalyse (1938), trad. A. Berman, PUF, Paris, 1985, p.45

D.

Doubt over dream’s power by Sigmund Freud

We are thus left in doubt as to the source which has been drawn upon by the dream and are tempted to believe that dreams have a power of independent production.

FREUD S, The Interpretation of Dreams (1899), trans. STRACHEY J. (London, 1953), New York, Basic Books, 2010, p. 45

On reste alors dans le vague, sans savoir à quelle source du rêve on l’a puisé, et l’on est sans doute tenté de croire à une activité productrice autonome du rêve

FREUD S., L’interprétation du rêve (1899), Trad. Coll, Paris, PUF, 2010, p. 37

T.

The melancholy incorporates the object by Sigmund Freud

The ego wants to incorporate this object into itself, and, in accordance with the oral or cannibalistic phase of libidinal development in which it is, it wants to do so by devouring it.

 

Le moi voudrait s’incorporer cet objet en le dévorant, conformément à la phase orale ou cannibalistique du développement libidinal.

 

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), Paris, PBP, 2011, p. 57-58
or there : http://www.arch.mcgill.ca/prof/bressani/arch653/winter2010/Freud_Mourningandmelancholia.pdf

D.

Dream full of meanings and signifiances by Sigmund Freud

[…] every dream will reveal itself as a psychological structure, full of significance, and one which may be assigned to a specific place in the psychic activities of the waking state.

 

[…] chaque rêve se revèle être une formation psychique pleine de sens, qui doit être insérée à une place assignable dans le mouvement animic de l’état de veille.

 

FREUD S., L’interprétation du rêve (1899), Paris, PUF, p. 25

D.

Difference Neurosis Psychosis by Sigmund Freud

In connection with a train of thought raised in other quarters, which was concerned with the origin and prevention of the psychoses, a simple formula has now occurred to me which deals with what is perhaps the most important genetic difference between a neurosis and a psychosis: neurosis is the result of a conflict between the ego and its id, whereas psychosis in the analogous outcome of a similar disturbance in the relations between the ego and the external world.

 

C’est dans le cadre d’un ensemble de réflexions suscitées par ailleurs, et qui avaient pour objet l’origine et la prévention des psychoses, qu’il m’est venu une formule simple concernant la différence génétique peut-être la plus importante qui soit entre la névrose et la psychose : la névrose serait le résultat d’un conflit entre le moi et son ça, la psychose, elle, l’issue analogue d’un trouble équivalent dans les relations entre le moi et le monde extérieur.

 
FREUD S., « Névrose et psychose » (1924) in Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 2008, p.282

L.

Libido definition by Sigmund Freud

We defined libido as a quantitatively variable force able to measure processes and transpositions in the field of sexual excitement.

Nous avons défini la libido comme une force quantitativement variable permettant de mesurer les processus et les transpositions dans le domaine de l’excitation sexuelle.

FREUD S., « Les aberrations sexuelles » in Trois essais sur la théorie sexuelle (1905-1920), Paris, Folio, 1987, p. 157-158

S.

Sight of Medusas and erection by Sigmund Freud

The sight of Medusa’s head makes rigid with fright, change the viewer to stone. Same origin derived from the castration complex and even change affect. Cause become rigid means erection, therefore, in the original situation, consolation brougth to the viewer. He still has a penis, he assures of it by becoming himself rigid.

La vue de la tête de Méduse rend rigide d’effroi, change le spectateur en pierre. Même origine tirée du complexe de castration et même changement d’affect. Car devenir rigide signifie érection, donc, dans la situation originelle, consolation apportée au spectateur. Il a encore un pénis, il s’en assure en devenant lui-même rigide.

 

FREUD S., La tête de méduse (1922) in Revue française de psychanalyse, Paris, PUF, 1977, p. 451

O.

One organ for two drives by Sigmund Freud

Sexual pleasure is not just attached to the function of the genitals; the mouth is the kiss as well as food and communicate through word, eyes not only see the outside world changes important for the preservation of life, but also the properties of objects in which they are raised rank as objects of choice in love, and which their “attractions”. It is confirmed then it is not easy for anyone to serve two masters at once. More intimate relationship is an organ endowed with this function bilateral contracts with one of the great drives, the more he refuses to another.

Le plaisir sexuel n’est pas simplement rattaché à la fonction des organes génitaux ; la bouche sert au baiser aussi bien qu’à manger et à communiquer par la parole, les yeux ne perçoivent pas seulement les modifications du monde extérieur importantes pour la conservation de la vie, mais aussi les propriétés des objets par lesquelles ceux-ci sont élevés au rang d’objets du choix amoureux, et qui sont leurs “attraits”. Il se confirme alors qu’il n’est facile pour personne de servir deux maîtres à la fois. Plus est intime la relation qu’un organe doué de cette fonction bilatérale contracte avec l’une des grandes pulsions, plus il se refuse à l’autre.

FREUD S., Trouble psychogène de la vision (1910) in Névrose, Psychose et Perversion, PUF, Paris, 2004, p.171

W.

Write the clinic by Sigmund Freud

I consider abuse distort the features of a patient’s history, when communicating, for any reason whatsoever, be it the best, because it is impossible to know what aspect of the case will retain a reader, who’s judging by itself, and which thus runs him the risk of causing error.

Je considère comme un abus de déformer les traits d’une histoire de malade, lors de sa communication, pour quelque motif que ce soit, fût-il le meilleur, parce qu’il est impossible de savoir quel aspect du cas retiendra un lecteur jugeant par lui-même, et qu’on court ainsi le danger d’induire ce dernier en erreur.

FREUD S., Communication d’un cas de paranoïa en contradiction avec la théorie psychanalytique (1915), in Névrose, Psychose et Perversion, PUF, paris,1973, p.209

L.

Look as an erotic activity by Sigmund Freud

Before the child fell under the domination of the castration complex, the time when the woman had to have its full value, began to manifest in him an intense pleasure/desire to look, as an erotic “driven” [Freud meant produced by his drives] activity.

Avant que l’enfant ne soit tombé sous la domination du complexe de castration, au temps où pour lui la femme avait encore sa pleine valeur, commença à se manifester chez lui un intense plaisir-désir de regarder, comme activité pulsionnelle érotique.

Freud S., Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, PUF, Paris, 2012, p.43

W.

What does the woman want ? by Sigmund Freud

The big question remained unanswered and which myself have never been able to answer despite my thirty years of study of the feminine soul is: “What does the woman want? ”

La grande question restée sans réponse et à laquelle moi-même n’ai jamais pu répondre malgré mes trente années d’étude de l’âme féminine est la suivante : « que veut la femme ? »

E. Jones, La vie et l’œuvre de Sigmund Freud T.II., PUF, p.445