D.

Distinction between pleasure and jouissance by Roudinesco & Plon

Lacan then makes an essential distinction between pleasure and jouissance, with jouissance residing in the perpetual attempt to exceed the limits of the pleasure principle. This movement, tied to the search for the lost object, that which is missing in the place of the Other, is a cause of suffering; yet, this suffering never completely eradicates the pursuit of jouissance.

Lacan fait alors une distinction essentielle entre plaisir et jouissance, la jouissance résidant dans la tentative permanente d’outrepasser les limites du principe de plaisir. Ce mouvement, lié à la recherche de la chose perdue, manquante à l’endroit de l’Autre, est cause de souffrance ; mais celle-ci n’éradique jamais complètement la quête de la jouissance.

Elisabeth RoudinescoMichel Plon, “Jouissance” in Dictionnaire de la psychanalyseFayard, Paris, 2017, p. 556

N.

No jouissance for man but phallic by Roudinesco & Plon

Therefore, there is no jouissance for man but phallic jouissance, that is to say, limited, subject to the threat of castration; phallic jouissance that constitutes the sexual identity of man. There is no equivalent for women of the primal father, no “hommoinzin” escaping castration: the jouissance of the Other, hoped jouissance, awaited, and out of reach of this primal father, might also be impossible for the woman, but it is not struck with the prohibition of castration. Then, feminine jouissance is other and above all limitless. It is a “supplementary jouissance” (a supplement), pronounced as such in the flamboyant seminar “Encore.”

Il n’est donc de jouissance pour l’homme qu’une jouissance phallique, c’est-à-dire limitée, soumise à la menace de la castration, jouissance phallique qui constitue l’identité sexuelle de l’homme. Il n’y a pas pour les femmes d’équivalent du père originaire, pas d'”hommoinzin” échappant à la castration : la jouissance de l’Autre, jouissance espérée, attendue et hors de portée de ce père originaire, peut être également impossible pour la femme, n’est cependant pas frappée de l’interdit de la castration. La jouissance féminine est donc autre et surtout sans limites. Elle est alors une “jouissance supplémentaire” (un supplément) énoncée comme telle dans le flamboyant séminaire Encore

Elisabeth Roudinesco, Michel Plon, “Jouissance” in Dictionnaire de la psychanalyse, Fayard, Paris, 2017, p. 557