L.

Love is a switching speech sign by Jacques Lacan

[…] there is the emergence of analytical speech at each crossing of a speech to another. I do not say anything else by saying that love is the sign that we’re switching of speech

[…] il y a de l’émergence du discours analytique à chaque franchissement d’un discours à un autre. Je ne dis pas autre chose en disant que l’amour, c’est le signe qu’on change de discours.

LACAN J., Encore – Le Séminaire Livre XX (1972-1973), Seuil, 1975, p. 25

P.

Phallus signifier marks the Other by Jacques Lacan

The main of what I’ve brought you by describing the phallus’s function, is that it is this signifier that marks what the Other desires as himself is, as real Other, as human Other, is marked in his economy by the signifier.

L’essentiel de ce que je vous ai apporté en vous décrivant la fonction du phallus, c’est qu’il est ce signifiant qui marque ce que l’Autre désire en tant que lui-même, comme Autre réel, Autre humain, il est dans son économie d’être marqué par le signifiant.

LACAN J., Le séminaire livre V, Les formations de l’inconscient (1957-1958), Seuil, Paris, 1998, p. 366

T.

The phallus marks the Other by Jacques Lacan

Most of what I’ve brought you by describing the function of the phallus, is that the phallus is this signifer which marks what the Other desires, as himself, as a real Other, a human Other, he is, in his self-being economy, marked by the signifier. […] Precisely; this is to the extent that the Other is marked by the signifier that the subject can – and can only by, through this Other – recognize that he is marked too by the signifier, that is to say : there is always something that remains beyond what can be satisfied through the signifier, which means through the demand.

L’essentiel de ce que je vous ai apporté en vous décrivant la fonction du phallus, c’est qu’il est ce signifiant qui marque ce que l’Autre désire en tant que lui-même, comme Autre réel, Autre humain, il est dans son économie d’être marqué par le signifiant. […] C’est précisément dans la mesure où l’Autre est marqué par le signifiant que le sujet peut – et ne peut que par là, par l’intermédiaire de cet Autre – reconnaître que lui aussi est marqué par le signifiant, c’est-à-dire qu’il y a toujours quelque chose qui reste au-delà de ce qui peut se satisfaire par l’intermédiaire du signifiant, c’est-à-dire par la demande.

LACAN J., Le séminaire livre V, Les formations de l’inconscient (1957-1958), Seuil, Paris, 1998, p. 366

T.

The Equivocal of Solution in Freud’s Dream by Jacques Lacan

Freud is actually convinced to have proposed the right solution to Irma – Lösung. This word has the same ambiguity in German and French – and means a solution which is injected as well as a problem’s solution.

Freud a, en effet, le sentiment d’avoir bien proposé à Irma la bonne solution – Lösung. Ce mot a la même ambiguïté en allemand qu’en français – c’est aussi bien la solution qu’on injecte que la solution d’un conflit.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, Le séminaire Livre II (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 208

S.

Spoken word [parole] is produced at the Other’s Locus by Jacques Lacan

Let us start once again from the point where the subject’s own spoken word [parole] is a message firstly to him, because it [parole] is produced at the Other’s locus.

Repartons une fois de plus de ceci que c’est d’abord pour le sujet que sa parole est un message, parce qu’elle se produit au lieu de l’Autre.

LACAN J., « La direction de la cure » (1957) In Ecrits, Seuil, Paris, 1971, p. 111

T.

The dream is a discourse by Jacques Lacan

The dream’s desire is not assumed by the subject who says : “I” in his own spoken words [parole]. However articulated to the Other’s locus, dream is discourse, discourse whose Freud began to enunciate the grammar.

Le désir du rêve n’est pas assumé par le sujet qui dit : « Je » dans sa parole. Articulé pourtant au lieu de l’Autre, il est discours, discours dont Freud a commencé à énoncer la grammaire.

LACAN J., « La direction de la cure » (1957) In Ecrits, Seuil, Paris, 1966, p. 629

F.

Freud’s dream is addressed to us by Jacques Lacan

Freud, when he teaches us the secret of this Luciferian mystery, is not alone facing this dream. As the dream is addressed to psychoanalyst during a psychoanalysis, Freud’s dream is already addressed to us.

Freud, lorsqu’il nous communique le secret de ce mystère luciférien, n’est pas seul confronté à ce rêve. De même que dans une analyse le rêve s’adresse à l’analyste, Freud dans ce rêve s’adresse déjà à nous.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 235

D.

Dream may abolish the tragic relationship to the world by Jacques Lacan

Indeed, this is the end that the dream reaches : the symbolic-system’s starting in its most radical use, absolute, goes to so completely abolish the action of each individual, that it eliminates on the same trick his world’s tragic relationship.

C’est en effet à cela qu’aboutit le rêve. L’entrée en fonction du système symbolique dans son usage le plus radical, absolu, vient à abolir si complètement l’action de l’individu, qu’il élimine du même coup son rapport tragique au monde.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 232

D.

Dream teaches where is the unconscious by Jacques Lacan

So, [the] dream teaches us that – what is at stake in the dream’s function is beyond the ego, what in the subject is from the subject and is not subject’s, this is the unconscious .

[Le] rêve nous enseigne donc ceci – ce qui est en jeu dans la fonction du rêve est au-delà de l’ego, ce qui dans le sujet est du sujet et n’est pas du sujet, c’est l’inconscient.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 219

P.

Psychoanalysis, poetry, it acts something by Jacques Lacan

Psychoanalysis, at least in principle, as it is clear here, as your presence to hear me is a witness of this, psychoanalysis, it acts something. It acts, it’s not enough, it’s essential, it is in its heart, a properly named poetic view : the poetry too acts something.

La psychanalyse, il est entendu, au moins en principe, il est supposé, au moins par le fait que vous êtes là pour m’entendre, que la psychanalyse, ça fait quelque chose. Ça fait, ça ne suffit pas, c’est essentiel, c’est au point central, c’est la vue poétique à proprement parler de la chose, la poésie aussi, ça fait quelque chose.

LACAN J., “Leçon du 15 novembre 1967” in Le séminaire livre XVL’acte analytique, Inédit

F.

Facts and reality by Jacques Lacan

The facts don’t contain in themselves the value these clever people gave them. The evidence is that these so-called “facts” are available to men’s observation from Adam’s times, but appeared to them as such “facts”, with many different aspects from those early days: even today, the wild Melanesian man claims too, be sure of that, stick to the facts.

 

Les faits n’ont pas en eux-mêmes la valeur que leur accordent ces habiles. La preuve est que ces fameux « faits » s’offrent à l’observation des hommes depuis Adam, mais qu’ils leur sont apparus, en tant que faits, sous des aspects bien différents depuis cette époque lointaine : de nos jours même, le sauvage mélanésien prétend lui aussi, n’en doutons pas, s’en tenir aux faits.

 

LACAN J., De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité (1932), Paris, Editions Du Seuil, 1980, p. 308

T.

The insane takes things serioulsy by Jacques Lacan

Observe normal subjects, and therefore yourself, the number of things which really are  your basic occupation to don’t considere them seriously. It may be nothing more than the first difference between you and the insane. That’s why the insane embodies for many, and even without they did confess, where it would lead us if we start taking things seriously.

Observez bien chez les sujets normaux, et par conséquent chez vous même, le nombre de choses dont c’est vraiment votre occupation fondamentale que de ne pas les prendre au sérieux. Ce n’est peut-être rien d’autre que la première différence entre vous et l’aliéné. Et c’est pourquoi l’aliéné incarne pour beaucoup, et sans même qu’il se le dise, là où ça nous conduirait si nous commencions à prendre les choses au sérieux

.

LACAN J., Séminaire Livre III – Les Psychoses, Paris, Editions du Seuil, 1981, P. 140

M.

Mirror stage by Jacques Lacan

The little man at an age when he is for a short time, but still for a time, exceeded in instrumental intelligence by the chimpanzee, yet already recognizes his image in the mirror as such.

Le petit d’homme à un âge où il est pour un temps court, mais encore pour un temps, dépassé en intelligence instrumentale par le chimpanzé, reconnaît pourtant déjà son image dans le miroir comme telle.

 

LACAN J., Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je (1949) in Ecrits I, Paris, Points, 1999, p. 92

E.

Eye, ocellus, and stain by Jacques Lacan

As Caillois reminds us a lot of relevance, in terms of such mimetic events, and especially that which we can discuss the function of the eyes, namely the ocelli, it is to understand if they impress – this is a fact they have this effect on the predator or the alleged victim who comes to look at – they impress by their resemblance to the eyes, or if, on the contrary, the eyes are fascinating as their relationship with the form ocelli. In other words, should not we,about that, distinguish the function of the eye of the look ?
This distinctive example, chosen as such – for his community, for his dummy, for its uniqueness – is for us a small demonstration of a function to isolate – that, say the word, of the stain. This example is valuable to us mark the pre-existence in seen of a given-to-see.

Comme le rappelle Caillois avec beaucoup de pertinence, s’agissant de telles manifestations mimétiques, et spécialement de celle qui peut nous évoquer la fonction des yeux, à savoir les ocelles, il s’agit de comprendre s’ils impressionnent – c’est un fait qu’ils ont cet effet sur le prédateur ou la victime présumée qui vient à les regarder – s’ils impressionnent par leur ressemblance avec des yeux, ou si, au contraire, les yeux ne sont fascinants que de la leur relation avec la forme des ocelles. Autrement dit, ne devons nous pas à ce propos distinguer la fonction de l’œil de celle du regard ?
Cet exemple distinctif, choisi comme tel – pour sa localité, pour son factice, pour son caractère exceptionnel – n’est pour nous qu’une petite manifestation d’une fonction à isoler – celle, disons le mot, de la tache. Cet exemple est précieux pour nous marquer la préexistence au vu d’un donné-à-voir.

LACAN J., Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse – Séminaire XI (1964), Paris, Points, 1990, p.86

F.

Fiction and Fixion by Jacques Lacan

Use the “pastout” (notall), the “hommoinzun” (oneatleast) or the impasses of logic, is, to show the aim out of the fictions of Worldliness, do fixion from real: from the impossible that fix it from structure to language.

 

Recourir au pastout, à l’hommoinzun, soit aux impasses de la logique, c’est, à montrer l’issue hors des fictions de la Mondanité, faire fixion autre du réel: soit de l’impossible qui le fixe de la structure du langage.

 

LACAN J., L’étourdit in Autres Ecrits, Paris, Seuil, 2001, p.479

T.

The Look is an object a by Jacques Lacan

The look can contain in itself the object a of Lacanian algebra when the subject comes to fall, and which specifies the scopic field, and generates its own satisfaction, it is there, for structure reasons, the fall of the subject remains unnoticed because it is reduced to zero.

Le regard peut contenir en lui-même l’objet a de l’algèbre lacanienne où le sujet vient à choir, et ce qui spécifie le champ scopique, et engendre la satisfaction qui lui est propre, c’est que là, pour des raisons de structure, la chute du sujet reste toujours inaperçue, car elle se réduit à zéro.

LACAN J., Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse Séminaire XI (1964), Seuil, Paris, 1973, p.89

L.

Look pre-existence and eye by Jacques Lacan

Maurice Merleau-Ponty makes now the next step by forcing the boundaries of this same phenomenology. You will see that the ways in which it will lead are not only about the phenomenology of visual, but they will also find – this is the essential point – the dependence of the visible towards what puts us under the eye of the seer. Yet is it too much to say, since this eye is not more than the metaphor of something that I would call the thrust of the seer – something before his eye. What is identified by the routes the way he tells us, is the pre-existence of a look – I see only from one point, but in my existence I am looked from everywhere.

Maurice Merleau-Ponty fait maintenant le pas suivant en forçant les limites de cette phénoménologie même. Vous verrez que les voies par où il vous mènera ne sont pas seulement de l’ordre de la phénoménologie du visuel, puisqu’elles vont à retrouver – c’est là le point essentiel – la dépendance du visible à l’égard de ce qui nous met sous l’œil du voyant. Encore est-ce trop dire, puisque cet œil n’est que la métaphore de quelque chose que j’appellerais la pousse du voyant – quelque chose d’avant son œil. Ce qu’il s’agit de cerner, par les voies du chemin qu’il nous indique, c’est la préexistence d’un regard – je ne vois que d’un point, mais dans mon existence je suis regardé de partout.

LACAN J., Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse – séminaire XI (1964), Points, Paris, 1973, p.84

T.

The look and eyes by Jacques Lacan

I can feel myself looked by someone I do not even see his eyes, and even appearance. Just something to me means that others may be there. This window, if it is a bit obscure, and if I have reason to believe that there is someone behind is already one looking. From the moment that look there, I’m already something else, that I feel myself becoming an object for the look of others.

 

Je peux me sentir regardé par quelqu’un dont je ne vois même pas les yeux, et même pas l’apparence. Il suffit que quelque chose me signifie qu’autrui peut être là. Cette fenêtre, s’il fait un peu obscur, et si j’ai des raisons de penser qu’il y a quelqu’un derrière, est d’ores et déjà un regardant. A partir du moment où ce regard existe, je suis déjà quelque chose d’autre, en ce que je me sens moi-même devenir un objet pour le regard d’autrui.

LACAN J., Séminaire I Les écrits techniques de Freud, p. 240