A nostalgia links the subject to the lost object, through which the whole effort of the research is fullfiled. It marks the reunion if the sign of a not-possible repetition, since precisely it is not the same object, it could not be. The primacy of this dialectic puts at the center of the relation subject-object a fundamental tension, which makes that what is looked for is not looked for in the same way as what will be found. It is through the search of a past and exceeded satisfaction that the object is sought, and that it is found and seized elsewhere than at the point where it is sought. There is there a fundamental distance which is introduced by essentially conflictual that any research of the object comprises. This is the first form in which in Freud the relation of object appears.

Une nostalgie lie le sujet à l’objet perdu, à travers laquelle s’exerce tout l’effort de la recherche. Elle marque la retrouvaille du signe d’une répétition impossible, puisque précisément ce n’est pas le même objet, ce ne saurait l’être. La primauté de cette dialectique met au centre de la relation sujet-objet une tension foncière, qui fait que ce qui est recherché n’est pas recherché au même titre que ce qui sera trouvé. C’est à travers la recherche d’une satisfaction passée et dépassée que le objet est cherché, et qu’il est trouvé et saisi ailleurs qu’au point où il est cherché. Il y a là une distance foncière qui est introduite par essentiellement conflictuel que comporte toute recherche de l’objet. C’est la première forme sous laquelle dans Freud apparaît la relation d’objet.

Jacques Lacan, La Relation d’objet – Séminaire Livre IV (1956-1957), Le Seuil, Essais, Paris, 2021, p. 15

By the way, Lacan here plays to lightly refer to A la recherche du temps perdu, the Marcel Proust masterpiece.

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