W.

Why are you persecuting me? by Alain Didier Weill

One day, Paul has the foundational subjective experience of an event by which it is not by the putting into act of the law that it is possible to be torn from the persecution of original sin, but by an interior psychic act which consists to self identify to the one who said to him, “Why are you persecuting me? “
In this flashing conversion Paul’s values ​​are reversed: from persecutor he becomes persecuted, and henceforth will have an extraordinary life as a man exposed to the trials of persecution like Christ.

Colossains 1:24
Now I rejoice in what I am suffering for you, and I fill up in my flesh what is still lacking in regard to Christ’s afflictions, for the sake of his body, which is the church.

2 Corinthians 4
9
persecuted, but not abandoned; struck down, but not destroyed.
10 We always carry around in our body the death of Jesus, so that the life of Jesus may also be revealed in our body.

Galatians 2:20
I have been crucified with Christ and I no longer live, but Christ lives in me.


I arrived to the supposition threw this flashing identification to the Risen, Paul experienced the flashing disappearance of inner persecution. One fundamental point: there is a connection between the disappearance of internal persecution and the appearance of a persecution in reality coming from outside, whether from the side of the pagans or the Jews. This is what he later theorized as original sin.

Paul fait un jour l’expérience subjective fondatrice d’un événement par lequel ce n’est pas par la mise en acte de la loi qu’il est possible d’être arraché à la persécution du péché originel mais par un acte psychique intérieur consistant à s’identifier à celui qui lui a dit : « Pourquoi me persécutes-tu ? »
Dans cette conversion foudroyante les valeurs de Paul s’inversent : de persécuteur il devient persécuté, celui qui va dorénavant avoir une vie extraordinaire d’homme exposé aux épreuves de la persécution comme le Christ.

Colossiens 1, 24 : « Je me réjouis dans les souffrances, à cause de vous et je complète ce qui manque aux épreuves du Christ, dans ma chair »
2 Corinthiens 4 : « Persécuté mais non abandonné, abattu mais non anéanti, toujours nous portons la mort de Jésus dans notre corps afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps ».
Galates 2, 20 : « J’ai été co-crucifié avec le Christ, ce n’est plus moi qui vis c’est le Christ qui vit en moi… »

Je suis arrivé à supposer que dans cette identification foudroyante au ressuscité Paul fit l’expérience d’une foudroyante disparition de la persécution intérieure. Point fondamental : il y a rapport entre la disparition de la persécution intérieure et l’apparition d’une persécution réelle qui vient du dehors que ce soit du côté des païens ou des juifs. C’est ce qu’il théorisa, ultérieurement, comme péché originel.

Didier-Weill Alain, « Pourquoi me persécutes-tu ? », Pardès, 2002/1 (N° 32-33), p. 299-305
DOI : 10.3917/parde.032.0299
URL : https://www.cairn-int.info/revue-pardes-2002-1-page-299.htm

O.

Opposed logics of Shame and Psychoanalysis by Claude Barazer

without any suprise, psychoanalysis has always been “wary” of shame because their logics are diametrically opposed: when psychoanalysis “believes” in speech, in the therapeutic effects of bringing to light a truth unheard until now, the absolute priority of the ashamed one regarding the speech is “to face” not to be lost nor to be saved, maintaining the posture at all costs, concealing the secret.

il ne faut pas s’étonner que la psychanalyse se soit toujours « méfiée » de la honte car leurs logiques sont diamétralement opposées : si la psychanalyse « croit » en la parole, aux effets thérapeutiques de la mise au jour d’une vérité jusque-là inouïe, la priorité absolue du honteux quant à la parole est la « face » à ne pas perdre ou à sauver, la posture à conserver coûte que coûte, le secret à dissimuler.

Barazer Claude, « “ Ulysse nu et couvert de boue ” », Revue française de psychanalyse, 2003/5 (Vol. 67), p. 1789-1794.
DOI : 10.3917/rfp.675.1789.
URL : https://www.cairn-int.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2003-5-page-1789.htm

S.

Shame : the shadow of the abject has fallen on the ego by Patrick Merot

To be ashamed is, in a paradigmatic way, to be ashamed to discover oneself very small even though one has believed oneself to be great, to be reduced to being a miserable earthworm, a scum, an excretion while thought one was a man. We have sufficiently indicated the anal dimension of identity to which the subject is then reduced: the shame, it is the shadow of the abject which has fallen on the ego. A formulation in which this beyond shame we encounter in melancholy, and the melancholic dimension the experience of shame can include, is hearable.

Avoir honte c’est, de façon paradigmatique, avoir honte de se découvrir tout petit alors même que l’on s’est cru grand, d’être réduit à être un misérable vers de terre, un rebut, une déjection alors qu’on se croyait un homme. On a suffisamment indiqué la dimension anale de l’identité à quoi se trouve réduit alors le sujet : la honte, c’est l’ombre de l’abject tombée sur le Moi. Formulation dans laquelle s’entend cet au-delà de la honte que l’on rencontre dans la mélancolie et la dimension mélancolique que peut comporter l’expérience de la honte.

Merot Patrick, « La honte : “ si un autre venait à l’apprendre ” Introduction à la discussion sur le rapport de Claude Janin », Revue française de psychanalyse, 2003/5 (Vol. 67), p. 1743-1756
DOI : 10.3917/rfp.675.1743
URL : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2003-5-page-1743.htm

S.

Shame recalls what we want to foreclose by David Bernard

There is a specific shame affect to our modernity by which it recalls, in the contemporary social bond, the experience of the speaking body that we wanted to foreclose.

Il y a un affect de honte propre à notre modernité par lequel se rappelle dans le lien social contemporain l’expérience du corps parlant que l’on voulait forclore.

Bernard David, Lévy Alexandre, « Le capitalisme et la honte », Cliniques méditerranéennes, 2014/2 (n° 90), p. 245-254.
DOI : 10.3917/cm.090.0245
URL : https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2014-2-page-245.htm

S.

Shame also includes the subject’s melancholization power by David Bernard

Indeed, shame, via its destitution power, also includes the subject’s melancholization power. On the shame moment, the subject may not only be reduced to blushing at his fantasy, where the object has retained its phallic brilliance and power of desire. But he also can be led to the wild crossing of this fantasy, to the forced and imposed experience of this object as waste, this time dispossessed of its phallic brilliance. The comic fact of shame already give us one clue: the shameful subject can feel himself like shit.

En effet, la honte, via son pouvoir de destitution, comporte aussi un pouvoir de mélancolisation du sujet. À l’instant de honte, le sujet pourra ne pas seulement être réduit à rougir de son fantasme, là où l’objet a conserve sa brillance phallique et sa puissance de désir. Mais il pourra être conduit à la traversée sauvage de ce fantasme, à l’expérience forcée et imposée de cet objet comme déchet, dépossédé cette fois de sa brillance phallique. Le fait comique de la honte nous en donnait déjà l’indice : le sujet honteux pourra s’éprouver comme une merde.

Bernard David, « De la honte à l’hontologie », Champ lacanien, 2006/2 (N° 4), p. 185-194.
DOI : 10.3917/chla.004.0185.
URL : https://www.cairn.info/revue-champ-lacanien-2006-2-page-185.htm

S.

Shame turns the speaking being like a glove by David Bernard

Shame turns the speaking being like a glove, brings out from the bottom of his image his ontological and shameful lining, this nothing, nothing but th(a)t.

La honte retourne l’être parlant comme un gant, fait ressortir du fond de son image sa doublure ontologique et honteuse, ce rien sinon ç(a)

Sorry that we didn’t find the way to translate the equivoqual of “ç(a)” in french. “ç(a)” mixes the lacanian concept of little a object, and the freudian “ça“, classicaly translated by id in english texts.

Bernard David, « De la honte à l’hontologie », Champ lacanien, 2006/2 (N° 4), p. 185-194.
DOI : 10.3917/chla.004.0185.
URL : https://www.cairn.info/revue-champ-lacanien-2006-2-page-185.htm

S.

Shame responds to a Talionic Ethic by André Green

In summary [in the reading of “The Greeks and the irrational” of E.R. Dodds], the shame is a fact in which human responsibility hardly plays a role, which is a present of the Gods, striking the man sinning by pride (hubris), while the guilt is the consequence of a fault in which the human’s will was engaged toward a transgression. The first responds to an ethic of Talion (retaliation) ethic, the second to a more comprehensive ethic of justice.

En résumé [dans la lecture de « Les Grecs et l’irrationnel » de E. R. Dodds], la honte est un fait où la responsabilité humaine joue à peine, c’est un lot des Dieux, frappant l’homme passible d’orgueil (l’hubris) tandis que la culpabilité est la conséquence d’une faute où la volonté de l’homme fut engagée dans le sens d’une transgression. La première répond à une éthique en talion, la seconde à une éthique de justice plus compréhensive.

GREEN André, “Le narcissisme moral” in Revue Française de Psychanalyse Tome XXXIII, Paris, 1969, p. 342

S.

Shame may be the most shared thing of our world by Claude Janin

[…] all shame has a group dimension; “I am ashamed of you”, “you make me ashamed”, “I am ashamed for you”: these expressions clearly show to what extent shame circulates between individuals as a link. Traditionally referred to the Ego-Ideal, we understand that if the latter is, as Freud maintains in Group Psychology and the Analysis of the Ego, an essential element of the group constitution, then shame is a negative link which cements relationships inter-individual. Let us think for a moment about the expressions I have just mentioned, and try to apply them to guilt; we see that it is more difficult. The flow of the shame between individuals, and its contagious nature, highlighted by these expressions, may make shame the most shared thing in the world.

[…]toute honte comporte une dimension groupale ; « j’ai honte de toi », « tu me fais honte », « j’ai honte pour toi » : ces expressions montrent assez à quel point la honte circule entre les individus comme lien. Traditionnellement référée à l’Idéal du Moi, on comprend en effet que si ce dernier est, comme le soutient Freud dans Psychologie collective et analyse du moi, un élément essentiel de la constitution groupale, alors la honte est un lien négatif qui cimente les relations inter-individuelles. Songeons un instant aux expressions que je viens d’évoquer, et essayons de les appliquer à la culpabilité ; on voit que c’est plus difficile. La circulation de la honte entre les individus, et son caractère contagieux, mis en évidence par ces expressions, font peut-être de la honte la chose au monde la mieux partagée

Janin Claude, « Pour une théorie psychanalytique de la honte (honte originaire, honte des origines, origines de la honte) »,
Revue française de psychanalyse, 2003/5 (Vol. 67), p. 1657-1742
DOI : 10.3917/rfp.675.1657
URL : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2003-5-page-1657.htm

S.

Subject is ashamed of his fantasies by Didier Lauru

The moment of seeing […] is actually a moment of truth. In the sense that the adolescent subject presenses the semblant’s imposture and thus of his own subjective position. Freud had insisted on one point: it is from his fantasies the subject is ashamed of.

L’instant de voir […] est en fait un moment de vérité. Dans le sens où le sujet adolescent y pressent l’imposture du semblant et ainsi de sa position subjective. Freud avait insisté sur un point : ce dont le sujet a honte, c’est de ses fantasmes.

Lauru Didier, « L’hontologie à l’adolescence », Le Carnet PSY, 2019/3 (N° 224), p. 21-24
DOI : 10.3917/lcp.224.0021.
URL : https://www.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2019-3-page-21.htm

O.

Opportunity costs of reporting GBV by Felson, Messner, Hoskin and Deane

Finally, victims may avoid going to the police because of the opportunity
costs.

Au total, les victimes peuvent préférer éviter d’appeler la Police à cause de coûts d’opportunité.

FELSON R., MESSNER S., HOSKIN A., DEANE G., “Reasons for reporting and not reporting domestic violence to the police” in Criminology Volume 40 Number 3, 2002, p. 621

The reason of “self-protection,” which we create by combining the categories for “protection from future attack” and “to stop the incident,” is the most common one for calling the police (19.9% + 16.7% = 36.6%). Perceptions that the incidents are private or trivial matters are the most frequent reasons for not calling the police (disregarding the residual “other” category).

Les motivations d’ “auto-protection”, que nous avons créé en combinant les catégories “protection d’une nouvelle attaque dans l’avenir” et “pour arrêter l’incident”, sont les plus communément évoquées pour justifier l’appel de la police (19,9% + 16,7% = 36,6%). La perception qu’il s’agit là d’un incident privé, ou d’un incident sans importance sont les motivations les plus souvent évoquées pour justifier de ne pas appeler la police (sans tenir compte de la catégorie résiduelle “autre”).

FELSON R., MESSNER S., HOSKIN A., DEANE G., “Reasons for reporting and not reporting domestic violence to the police” in Criminology Volume 40 Number 3, 2002, p. 630

Our results suggest that three factors inhibit victims from calling the police on partners and family members (versus strangers): the desire for privacy, the desire to protect the offender, and, for partners, the fear of reprisal. Privacy is by far the most important factor inhibiting reporting an incident. Three factors encourage victims to call the police on partners and family members: the desire for self-protection, the perception of these events as more serious, and the perception that the police will view these events as more serious.

Nos résultats suggèrent que trois facteurs empêchent les victimes de faire appel à la police pour intervenir contre des partenaires et des membres de la famille (par rapport aux cas où le bourreau est étranger): le désir de préserver la confidentialité, le désir de protéger le délinquant et, pour lorsqu’il s’agit d’un partenaire, la peur des représailles. La confidentialité est de loin le facteur le plus important dans l’empêchement du signalement d’un incident. Trois facteurs encouragent les victimes à appeler la police pour intervenir contre leurs partenaires et des membres de leur famille : le désir de se protéger, la perception de ces événements comme étant d’une gravité plus élevée et la conviction que la police considérera ces événements comme plus graves.

FELSON R., MESSNER S., HOSKIN A., DEANE G., “Reasons for reporting and not reporting domestic violence to the police” in Criminology Volume 40 Number 3, 2002, p. 640

https://www.scopus.com/record/display.uri?eid=2-s2.0-0036689571&origin=inward&txGid=049ec0ab22938fcfa2fd16edfcb8ee30

W.

What the victim is shuting up by Marie-José Grihom

[…] the one who immediately appears as an executioner, like a radical stranger, is perhaps already well known [by the victim]. Does he not embody that part of abjection and strangeness that it she always shuted up and which founds its link with itself at the imaginary and unconscious level?

[…] celui qui apparaît d’emblée comme un bourreau, comme un radical étranger, est peut-être déjà bien connu [de la victime]. N’incarne-t-il pas cette part d’abjection et d’étrangeté qu’elle tait depuis toujours et qui fonde son lien avec elle-même au plan imaginaire et inconscient ?

Grihom Marie-José, « Pourquoi le silence des femmes ? Violence sexuelle et lien de couple », Dialogue, 2015/2 (n° 208), p. 71-84.
DOI : 10.3917/dia.208.0071.
URL : https://www.cairn.info/revue-dialogue-2015-2-page-71.htm

C.

Correlation between marriage and reporting Sexe Based Violence by Palermo, Bleck and Peterman

The robust positive correlation between being formerly married and reporting may be because women experiencing more severe cases of IPV are more likely to seek help and leave the abusive relationship, or because those able to seek help (regardless of severity of abuse) are more likely to leave relationships.

La robuste corrélation positive que nous constatons entre être précédemment mariée et le signalement [ndlr: d’une violence subie] peut s’expliquer par la plus grande gravité des cas de IPV [ndlr: Intimate Partner Violence – Violence du Partenaire Intime] vécues par les femmes qui sont par conséquent plus susceptibles de rechercher de l’aide et de sortir de la relation abusive ; ou bien, celles qui sont plus aptes à rechercher de l’aide (quelque soit la gravité de la violence) sont également celles qui ont le plus susceptibles de quitter des relations.

Tia Palermo, Jennifer Bleck, and Amber Peterman
“Tip of the Iceberg: Reporting and Gender-Based Violence in Developing Countries”
American Journal of Epidemiology, Vol. 179, No. 5
Published by Oxford University Press on behalf of the Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health.
DOI: 10.1093/aje/kwt295
December 12, 2013

R.

Reasons of underreporting sexual assault by Felson and Paré

The analyses of reasons help explain why victims are less likely to report sexual assaults than physical assaults. Victims of sexual assault are less likely to report the incident for four reasons: (a) they were more likely to be embarrassed, (b) they were more likely to fear reprisal, (c) they were more likely to think the police would not believe them, and (d) they were more likely to believe the police would be ineffective.

L’analyse des raisons évoquées permet d’expliquer pourquoi les victimes ont moins tendance à faire état d’une agression sexuelle que d’une agression physique. Les victimes d’agression sexuelle ont moins tendance à faire état de l’incident pour quatre raisons : (a) elles ont tendance à être plus embarrassées, (b) elles ont plus tendance à craindre des représailles, (c) elles ont plus tendance à penser que la Police ne les croira pas, (d) elles ont plus tendance à penser que la Police sera inefficace.

“The Reporting of Domestic Violence and Sexual Assault by Nonstrangers to the Police”
Author(s): Richard B. Felson and Paul-Philippe Paré
Source: Journal of Marriage and Family, Vol. 67, No. 3 (Aug., 2005), pp. 597-610
Published by: National Council on Family Relations
Stable URL: https://www.jstor.org/stable/3600191