T.

The analyste is an analysing convinced of the unconscious’s existence by Moustapha Safouan

An analysis was considered as a didactic one when the analyste was convinced that the analysing had enough work to be himself convinced of the unconscious’s .

Une analyse était considérée comme didactique à partir du moment où l’analyste était persuadé que l’analysant avait fait suffisamment de travail pour être lui-même persuadé de l’existence de l’inconscient.

SAFOUAN M., La psychanalyse, Science, Thérapie – et Cause, Paris, Thierry Marchaisse, 2013, p. 305

Read more there : http://toutelaculture.com/livres/essais/psychanalyse-de-moustapha-safouan-plongez-dans-une-histoire-de-la-psychanalyse/

T.

The melancholy incorporates the object by Sigmund Freud

The ego wants to incorporate this object into itself, and, in accordance with the oral or cannibalistic phase of libidinal development in which it is, it wants to do so by devouring it.

 

Le moi voudrait s’incorporer cet objet en le dévorant, conformément à la phase orale ou cannibalistique du développement libidinal.

 

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), Paris, PBP, 2011, p. 57-58
or there : http://www.arch.mcgill.ca/prof/bressani/arch653/winter2010/Freud_Mourningandmelancholia.pdf

F.

Freud was a medically certified artist by Moustapha Safouan

Otto Rank read The Interpretation of Dreams before meeting Freud, at twenty-two years old. This reading inspired him a formula he wrote down his youth diary and expresses feelings gave him the author of this magnum opus “A medically certified artist.”

Otto Rank a lu L’interprétation des rêves bien avant de rencontrer Freud, à vingt-deux ans. Cette lecture lui inspira une formule qu’il a confié à son journal de jeunesse, et qui exprime l’impression que lui donnait l’auteur de ce mganum opus : ” Un artiste médicalement certifié”.

SAFOUAN M., La psychanalyse, Paris, Thierry Marchaisse, 2013, p. 67

D.

Dream and man are woven from lalangue by Jean Oury

I like cats, I am still waiting them in vain to talk to me! As they do not talk to me, I can not consider that they have the “desire”, etc.. Anxiety neither! That is quite another thing. That specifies what a man is, as Lacan says, a man is a “parlêtre”. The Zoon Politikon, Ekonomikon, Koinonikon Aristotle implies that “zoon” is woven from language. He was condemned to that. That’s what Freud underlined before Traumdeutung. Dream, it’s something like that, even on a scene, a Darstellung, acting, a scenario scripting; that is something from the order … of language. It’s too much said; it would be more accurate to articulate he’s in the “lalangue” (term proposed by Lacan by 1970-1971).

 

J’aime bien les chats : j’attends toujours, en vain, qu’ils me parlent ! Tant qu’ils ne me parleront pas, je ne pourrai pas considérer qu’ils ont du « désir », etc. De l’angoisse non plus ! C’est tout à fait autre chose. Ce qui spécifie l’homme c’est, comme le dit Lacan, qu’il est un « parlêtre ». Le zoon politikon, ekonomikon, koïnonikon d’Aristote, implique que ce « zoon » soit tissé de langage. Il est condamné à ça. C’est ce que Freud souligne avant la Traumdeutung. Le rêve, c’est quelque chose comme ça, même avec une mise en scène, de Darstellung, de mise en action, de mise en scénario ; c’est quelque chose de l’ordre… du langage. C’est beaucoup dire ; il serait plus précis d’articuler qu’il est dans « lalangue » (terme proposé par Lacan vers 1970-1971).

OURY J., « Suite de la conversation avec Henri Maldiney, Salomon Resnik et Pierre Delion » in Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe 1/2001 (no 36), Paris, Eres, p. 52

Tribute to Jean Oury, recently gone.

D.

Dream full of meanings and signifiances by Sigmund Freud

[…] every dream will reveal itself as a psychological structure, full of significance, and one which may be assigned to a specific place in the psychic activities of the waking state.

 

[…] chaque rêve se revèle être une formation psychique pleine de sens, qui doit être insérée à une place assignable dans le mouvement animic de l’état de veille.

 

FREUD S., L’interprétation du rêve (1899), Paris, PUF, p. 25

P.

Psychoanalysis, poetry, it acts something by Jacques Lacan

Psychoanalysis, at least in principle, as it is clear here, as your presence to hear me is a witness of this, psychoanalysis, it acts something. It acts, it’s not enough, it’s essential, it is in its heart, a properly named poetic view : the poetry too acts something.

La psychanalyse, il est entendu, au moins en principe, il est supposé, au moins par le fait que vous êtes là pour m’entendre, que la psychanalyse, ça fait quelque chose. Ça fait, ça ne suffit pas, c’est essentiel, c’est au point central, c’est la vue poétique à proprement parler de la chose, la poésie aussi, ça fait quelque chose.

LACAN J., “Leçon du 15 novembre 1967” in Le séminaire livre XVL’acte analytique, Inédit

F.

Facts and reality by Jacques Lacan

The facts don’t contain in themselves the value these clever people gave them. The evidence is that these so-called “facts” are available to men’s observation from Adam’s times, but appeared to them as such “facts”, with many different aspects from those early days: even today, the wild Melanesian man claims too, be sure of that, stick to the facts.

 

Les faits n’ont pas en eux-mêmes la valeur que leur accordent ces habiles. La preuve est que ces fameux « faits » s’offrent à l’observation des hommes depuis Adam, mais qu’ils leur sont apparus, en tant que faits, sous des aspects bien différents depuis cette époque lointaine : de nos jours même, le sauvage mélanésien prétend lui aussi, n’en doutons pas, s’en tenir aux faits.

 

LACAN J., De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité (1932), Paris, Editions Du Seuil, 1980, p. 308

T.

The insane takes things serioulsy by Jacques Lacan

Observe normal subjects, and therefore yourself, the number of things which really are  your basic occupation to don’t considere them seriously. It may be nothing more than the first difference between you and the insane. That’s why the insane embodies for many, and even without they did confess, where it would lead us if we start taking things seriously.

Observez bien chez les sujets normaux, et par conséquent chez vous même, le nombre de choses dont c’est vraiment votre occupation fondamentale que de ne pas les prendre au sérieux. Ce n’est peut-être rien d’autre que la première différence entre vous et l’aliéné. Et c’est pourquoi l’aliéné incarne pour beaucoup, et sans même qu’il se le dise, là où ça nous conduirait si nous commencions à prendre les choses au sérieux

.

LACAN J., Séminaire Livre III – Les Psychoses, Paris, Editions du Seuil, 1981, P. 140

D.

Difference Neurosis Psychosis by Sigmund Freud

In connection with a train of thought raised in other quarters, which was concerned with the origin and prevention of the psychoses, a simple formula has now occurred to me which deals with what is perhaps the most important genetic difference between a neurosis and a psychosis: neurosis is the result of a conflict between the ego and its id, whereas psychosis in the analogous outcome of a similar disturbance in the relations between the ego and the external world.

 

C’est dans le cadre d’un ensemble de réflexions suscitées par ailleurs, et qui avaient pour objet l’origine et la prévention des psychoses, qu’il m’est venu une formule simple concernant la différence génétique peut-être la plus importante qui soit entre la névrose et la psychose : la névrose serait le résultat d’un conflit entre le moi et son ça, la psychose, elle, l’issue analogue d’un trouble équivalent dans les relations entre le moi et le monde extérieur.

 
FREUD S., « Névrose et psychose » (1924) in Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 2008, p.282

A.

Alienated insanity by Michel Foucault

The very concept of “mental illness” is an expression of this effort condemned from the outset.
What we call “mental illness” is nothing else than that alienated insanity, alienated in this psychology which she made herself possible.

 

La notion même de « maladie mentale » est l’expression de cet effort condamné d’entrée de jeu. Ce qu’on appelle « maladie mentale » n’est que la folie aliénée, aliénée dans cette psychologie qu’elle-même a rendue possible.

 
FOUCAULT M., Maladie mentale et psychologie (1954), Paris, PUF, 2011, p. 90

S.

Sinthome and Mallarmé by Laurie Laufer

“It” never talks but from its symptoms. That is the riddle: “There must be something hidden at the bottom of all, I think definitely to something obscure, meaning closed and hidden, who lives in the common,” wrote Mallarmé in The mystery in letters. However, the symptom that has integrated the subject’s answer, and thus gives a new construction, in other words a creation, isn’t that what Lacan rewrote by the Sinthome? A rewriting, by its own symptom, of the self ?

« On » ne parle jamais que depuis son symptôme. C’est cela l’énigme : « Il doit y avoir quelque chose d’occulte au fond de tous, je crois décidément à quelque chose d’abscons, signifiant fermé et caché, qui habite le commun », écrit Mallarmé dans Le mystère dans les lettres. Or le symptôme qui a intégré la réponse du sujet, et qui donne donc une construction nouvelle, autrement dit une création, n’est-ce pas ce que Lacan a réécrit par le sinthome ? Une réécriture de soi par son propre symptôme ?

LAUFER L., « La sépulture mallarméenne. Pour un tombeau d’Anatole », Cliniques méditerranéennes 2/ (n° 80), Paris, Erès, 2009, p. 97

L.

Libido definition by Sigmund Freud

We defined libido as a quantitatively variable force able to measure processes and transpositions in the field of sexual excitement.

Nous avons défini la libido comme une force quantitativement variable permettant de mesurer les processus et les transpositions dans le domaine de l’excitation sexuelle.

FREUD S., « Les aberrations sexuelles » in Trois essais sur la théorie sexuelle (1905-1920), Paris, Folio, 1987, p. 157-158