T.

The Equivocal of Solution in Freud’s Dream by Jacques Lacan

Freud is actually convinced to have proposed the right solution to Irma – Lösung. This word has the same ambiguity in German and French – and means a solution which is injected as well as a problem’s solution.

Freud a, en effet, le sentiment d’avoir bien proposé à Irma la bonne solution – Lösung. Ce mot a la même ambiguïté en allemand qu’en français – c’est aussi bien la solution qu’on injecte que la solution d’un conflit.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, Le séminaire Livre II (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 208

S.

Spoken word [parole] is produced at the Other’s Locus by Jacques Lacan

Let us start once again from the point where the subject’s own spoken word [parole] is a message firstly to him, because it [parole] is produced at the Other’s locus.

Repartons une fois de plus de ceci que c’est d’abord pour le sujet que sa parole est un message, parce qu’elle se produit au lieu de l’Autre.

LACAN J., « La direction de la cure » (1957) In Ecrits, Seuil, Paris, 1971, p. 111

T.

The dream is a discourse by Jacques Lacan

The dream’s desire is not assumed by the subject who says : “I” in his own spoken words [parole]. However articulated to the Other’s locus, dream is discourse, discourse whose Freud began to enunciate the grammar.

Le désir du rêve n’est pas assumé par le sujet qui dit : « Je » dans sa parole. Articulé pourtant au lieu de l’Autre, il est discours, discours dont Freud a commencé à énoncer la grammaire.

LACAN J., « La direction de la cure » (1957) In Ecrits, Seuil, Paris, 1966, p. 629

F.

Freud’s dream is addressed to us by Jacques Lacan

Freud, when he teaches us the secret of this Luciferian mystery, is not alone facing this dream. As the dream is addressed to psychoanalyst during a psychoanalysis, Freud’s dream is already addressed to us.

Freud, lorsqu’il nous communique le secret de ce mystère luciférien, n’est pas seul confronté à ce rêve. De même que dans une analyse le rêve s’adresse à l’analyste, Freud dans ce rêve s’adresse déjà à nous.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 235

T.

The Superego opposed the Ego by Sigmund Freud

We can admit as a common result of the sexual phase – dominated by the Oedipus complex – a sedimentation in the Ego which consists in the production of these two identifications linked in some ways to each other. This modification of the Ego retains its determined position, and opposed the rest of the Ego’s content, as Ego-ideal or Superego.

On peut donc admettre comme résultat le plus général de la phase sexuelle dominée par le complexe d’Œdipe, une sédimentation dans le moi qui consiste dans la production de ces deux identifications accordées de quelque façon l’une à l’autre. Cette modification du moi garde sa position particulière, elle s’oppose au reste du contenu du moi comme idéal du moi ou sur-moi.

FREUD S., Le moi et le ça (1923), PBP, Paris, 2010, p. 80

T.

The Work Of Mourning By Sigmund Freud

What is the substance of the work that mourning accomplishes ? I think it may be describe without any exaggeration as follows: the reality’s trial has shown that the loved object no longer exists, and requires the bereaved to withdraw all his libido’s attachements to this object.

En quoi consiste donc le travail que le deuil accomplit ? Je crois qu’il n’est pas excessif de le décrire comme suit : l’épreuve de la réalité a montré que l’objet aimé n’existe plus et elle somme alors l’endeuillé de soustraire toute sa libido de ses attachements à cet objet.

FREUD S., Deuil et mélancolie (1917), PBP, Paris, 2011, p. 47

D.

Dream is the fulfilment of a wish by Sigmund Freud

When the work of interpretation has been completed, we perceive that a dream is the fulfilment of a wish.

FREUD S., The Interpretation Of Dreams (1900), Trad. STRACHEY J. (1955), Basic Books, New York, 2010, p. 145

Une fois achevé le travail d’interprétation, le rêve s’avère être un accomplissement de souhait.

FREUD S., L’interprétation du rêve (1900), Trad. Coll., PUF, Paris, 2010, p. 156

D.

Dream may abolish the tragic relationship to the world by Jacques Lacan

Indeed, this is the end that the dream reaches : the symbolic-system’s starting in its most radical use, absolute, goes to so completely abolish the action of each individual, that it eliminates on the same trick his world’s tragic relationship.

C’est en effet à cela qu’aboutit le rêve. L’entrée en fonction du système symbolique dans son usage le plus radical, absolu, vient à abolir si complètement l’action de l’individu, qu’il élimine du même coup son rapport tragique au monde.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 232

D.

Dream teaches where is the unconscious by Jacques Lacan

So, [the] dream teaches us that – what is at stake in the dream’s function is beyond the ego, what in the subject is from the subject and is not subject’s, this is the unconscious .

[Le] rêve nous enseigne donc ceci – ce qui est en jeu dans la fonction du rêve est au-delà de l’ego, ce qui dans le sujet est du sujet et n’est pas du sujet, c’est l’inconscient.

LACAN J., Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954 – 1955), Seuil, Paris, 1978, p. 219

E.

Enduring life needs sedative remedies by Sigmund Freud

Life, as it is imposed to us, is too hard for us, and brings us too many pains, disappointments, insoluble tasks. To endure life, we can not do without sedative remedies. […] These remedies may be of three kinds: powerful diversions that allow us to make our misery lighter, substitutive satisfactions that decrease this misery, and narcotics that make us insensitive.

La vie telle qu’elle nous est imposée est trop dure pour nous, elle nous apporte trop de douleurs, de déceptions, de tâches insolubles. Pour la supporter, nous ne pouvons pas nous passer de remèdes sédatifs. […] Ces remèdes, il en est peut-être de trois sortes : de puissantes diversions qui nous permettent de faire peu de cas de notre misère, des satisfactions substitutives qui la diminuent, des stupéfiants qui nous y rendent insensibles.

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 17

T.

The So Little Echo of The Interpretation Of Dreams By Marcel Scheidhauer

Eighteen months after the publication of the book, Freud complained that no scientific journal and only a few other newspapers had talked about it: “The Science Of Dreams [The Interpretation Of Dreams] was hardly mentioned in psychiatric journals. “Jones noted for his part:”A such important book has rarely generated so little echo. “

Dix-huit mois après la parution du livre, Freud se plaignit de ce qu’aucune revue scientifique et peu d’autres journaux n’en eussent parlé : « La Science des rêves fut à peine mentionné dans les revues de psychiatrie. » Jones note de son côté : « Il est rare qu’un livre aussi important ait suscité si peu d’écho.»

SCHEIDHAUER M., Le rêve freudien en France 1900 – 1926, Navarin, Paris, 1985, p. 27

C.

Cultural development against self-annihilation by Sigmund Freud

The decisive question for the fate of the human specie seems to me to be whether and to what extent her cultural development will succeed in making itself master of the disruption brought to common life by the human drive of aggression and self-annihilation.

La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement.

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 89

W.

Worries Breaker and Refuge from Reality by Sigmund Freud

Don’t we know that with the help of the “worries breaker” we can withdraw ourselves from the reality’s pressure at any time, and find refuge in each one’s world offering better sensation’s conditions ?

Ne sait-on pas qu’avec l’aide du « briseur de soucis » on peut se soustraire à chaque instant à la pression de la réalité et trouver refuge dans un monde à soi offrant des conditions de sensation meilleures ?

FREUD S., Malaise dans la culture (1929), Points Essais, Paris, 2010, p. 21